Le silence a régné dans la cour du château en 2020 en raison des contraintes sanitaires.
Espérons que la fête de Mézerville aura lieu en 2021 et que l’Association NAMUKA pourra nous proposer un spectacle !

Gaston Tissinier, chroniqueur, historien de la Pi�ge

L�Association Culturelle du Ch�teau de M�zerville et la Soci�t� d�Histoire du Garnagu�s ont pris ensemble l�initiative de rendre hommage � Gaston Tissinier, ancien Directeur R�gional des Postes, R�sistant, Chroniqueur, Historien de la Pi�ge. N� � la Louvi�re Lauragais en 1904, il est mort � Salles sur l�Hers en 1990. Janos Krasznai, un artiste hongrois en r�sidence d�artiste au ch�teau en 2012, a r�alis� un portrait en bronze, reproduit en carte postale.

Auguste Armengaud, Président de la Société d’Histoire du Garnaguès, a eu la chance de le connaître et voici ce qu’il écrivait en 1990 lors du décès de Gaston Tissinier :

« Servi par une étonnante mémoire, travaillant vite et avec ordre, il consulta les archives et se transforma en un véritable dictionnaire d’images contrastées et d’articles précis qui traitaient aussi bien de la généalogie des familles, des temps immémoriaux, d’un château ou d’une église que des traditions ou des légendes du terroir.

Son premier travail – Histoire de Fajac la Relenque, village de la Piège en Lauragais, 1981, 79 pages – relevait de la gageure tellement le sujet était neuf et difficile. Ce petit village d’une centaine d’habitants aux ressources exclusivement rurales n’avait apparemment aucun passé. »

Janos Krasznai Portrait en bronze, 15/10,5, 2012

« L’important récit sur « L’insurrection des Brigands Royaux de l’an VII � Salles-sur-l’Hers et dans les environs » valut à son auteur d’être publié dans les Mémoires de l’Académie des Arts et des Sciences de Carcassonne, compagnie au sein de laquelle il avait été élu comme membre-correspondant du canton de Salles en 1982.

Puis, régulièrement et à un rythme soutenu, ont été inscrits et dactylographiés les textes suivants dont certains ont paru :

Ces deux derniers travaux se retrouvent en partie dans la série de 75 chroniques parues dans « La Croix de l’Aude » sous le titre « A la d�couverte de la Pi�ge » entre décembre 1985 et mai 1988.

Là s’arrête la liste de l’historien qui fait « honneur à l’ancestral héritage » (Cl. Jacquemay) et dont certaines études devraient être éditées. Là ne s’arrête pas le chemin étroit mais exaltant que nous avons suivi ensemble depuis quelque dix ans. Ce qui a été magnifiquement accompli pour le canton de Salles devrait l’être pareillement pour ceux de Belpech et Fanjeaux. Nous nous y emploierons de notre mieux par déférence et par fidélité.

Lorsque vous passiez la grille du jardin, hospitalière s’il en fut, l’exemple du doux accueil que vous réservait son épouse, en même temps qu’il vous tendait les bras, Gaston Tissinier vous ouvrait le vaste domaine de son esprit créatif. Aucun sujet ne le laissait muet, du plus grave au plus pittoresque. Causeur impénitent, un sourire malicieux au coin des lèvres, il vous regardait, vous comprenait et déjà prenait les sentiers de l’altitude, toujours plus loin. Il fuyait la médiocrité et les mesquineries d’un monde fardé. Sa quête vers les autres, ceux des siècles passés à ceux d’aujourd’hui, lui ont fait garder l’amour de la beauté, le souci de la convivialité et la fraîcheur de ses émotions.

Dans les fibres de sa séduction verbale, il vous donnait son amitié, tout simplement et sans arrière-pensées. Sa soif de connaissance et le bouillonnement de son talent pétillaient. Chaque fois que je l’ai pu, j’ai franchi la maison aux volets bleus de la rue Jean-Paul-Isidore Vidal, comme un étudiant venu s’abreuver à une fontaine d’eau vive, se réchauffer aux rayons d’une pensée tournée vers des valeurs vraies, s’éclairer aux étincelles d’une âme d’élite. Contacts précieux et attachants, trop brefs, voyage spirituel et chaleureux dont on ne revenait que changé et réconforté.

« La mort d’un homme me diminue » (E. Hemingway). L’absence d’un ami est le plus grand des maux.
Il nous reste son œuvre écrite qu’il faut découvrir, divulguer, poursuivre.

Son chant pour la Piège, vivant et intense, commence à vibrer à l’unisson des voix exemplaires. »
Auguste Armengaud
18 février 1990

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